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Ombrière coco : origine, savoir-faire et partenariat au Kerala

La fibre de coco, une matière millénaire née au Kerala

La fibre de coco appelée "The Golden Fibre" est issue de la valorisation d'un déchet agricole provenant de l’industrie du coco.
L’ombrière coco est le fruit d’une rencontre – entre une matière ancienne et une intuition moderne, entre deux cultures que tout sépare en apparence et que tout rapproche en pratique. Tout commence au Kerala, l’État du sud-ouest de l’Inde surnommé la « Terre des cocotiers ». C’est ici que naît la fibre de coco, extraite du mésocarpe fibreux qui entoure la noix – un déchet agricole de l’industrie alimentaire, revalorisé depuis des siècles en cordes, tapis et tissages. Une matière qui ne se cultive pas pour elle-même, contrairement au jute ou au sisal, mais qui existe parce qu’on mange la noix. Et ce qui aurait pu finir comme résidu devient, entre les mains des artisans du Kerala, « The golden fibre » – la fibre dorée.L’histoire de cette industrie est ancienne. Au Kerala, l’industrie de la fibre de coco emploie aujourd’hui 400.000 personnes, principalement des femmes. Au XIe siècle, on y fabriquait déjà de la corde marine. Au XIXe siècle, le paillasson en fibre de coco faisait son entrée dans les maisons britanniques. En 1953, The Coir Board Institute voit le jour, dédié au développement et à la recherche autour de cette industrie. De nos jours, le filage est passé de la main à la machine, ce qui permet d’obtenir des trames beaucoup plus régulières et un serrage de la fibre beaucoup plus adapté. 

 

Une fibre naturelle aux qualités exceptionnelles

La fibre de coco est constituée de fibres naturelles riches en lignine - ce qui la rend imputrescible, naturellement résistante à l'eau et à la moisissure, sans traitement chimique.
Dans la noix de coco, rien ne se perd. Chaque partie du fruit peut être exploitée : alimentation, objets d’artisanat, produits cosmétiques, production de fibres textiles. La fibre de coco est constituée de fibres naturelles riches en lignine – ce qui la rend imputrescible, naturellement résistante à l’eau et à la moisissure, sans traitement chimique. Une matière idéale pour la toile coco et le voile coco d’ombrage extérieur, exposés aux éléments saison après saison.

La création de l’ombrière coco : une intuition née sous le soleil de l’Inde

Arnaud Fert, 4ème génération de la Scourtinerie crée les Ombrières en fibre de coco en 2017.
En 2017, Arnaud Fert, 4e génération de la Scourtinerie, se trouve en déplacement chez son fournisseur au Kerala. Il fait une chaleur étouffante sous la bâche suspendue devant l’usine. L’idée lui vient de suspendre du géotextile en fibre de coco – celui que son partenaire fabrique pour prévenir l’érosion des sols. L’effet est immédiat : le tissage aéré laisse passer l’air, une fraîcheur naturelle s’installe. L’ombrière coco venait de naître.
Mais le géotextile seul ne suffit pas. Son maillage trop espacé ne filtre pas assez la lumière, et ses fils sont conçus pour être bon marché, pas pour durer. C’est là que la relation entre Arnaud et son partenaire prend tout son sens. Ensemble – l’ingénierie française d’un côté, le savoir-faire artisanal indien de l’autre – ils améliorent la toile coco, renforcent le tissage, affinent les gammes jusqu’aux voiles coco que nous connaissons aujourd’hui. Ce n’est pas une commande passée à un fournisseur, c’est une co-création, née d’une confiance mutuelle et d’un respect sincère des compétences de chacun.

Quand l’innovation naît du dialogue entre deux cultures

Ce qui lie ces deux maisons, c'est moins un contrat qu'une histoire commune - faite de visites, d'échanges, d'ajustements partagés.
Les Ombrières de Provence et leurs partenaires du Kerala ne fonctionnent pas selon un rapport donneur d’ordre/exécutant. Leurs entreprises se sont développées ensemble, au fil des années et des gammes. Ce qui lie ces deux maisons, c’est moins un contrat qu’une histoire commune – faite de visites, d’échanges, d’ajustements partagés. Une relation qui ressemble, au fond, à ce que les meilleurs partenariats ont de plus rare : la confiance.

Les femmes du Kerala, gardiennes d’un savoir-faire vivant

 Au Kerala, le tissage représente souvent l'unique source de revenus des collectifs de femmes tisserandes. En retrouvant leur autonomie financière, elles assurent la subsistance de leurs familles.
Au cœur de cette industrie, il y a des mains. Des mains de femmes, pour la plupart. Au Kerala, le tissage représente souvent l’unique source de revenus des collectifs de femmes tisserandes. En retrouvant leur autonomie financière, elles assurent la subsistance de leurs familles.
La coopérative de femmes avec laquelle travaillent les Ombrières de Provence incarne cette réalité avec une dignité tranquille. Elle regroupe 78 familles et elle est gérée par des femmes, pour des femmes. Chaque tisserande y perçoit un salaire juste, qui lui appartient. Certaines travaillent en atelier collectif, d’autres depuis chez elles – à leur rythme, selon leurs contraintes familiales. Cette flexibilité n’est pas un détail : elle est la condition même de leur indépendance. Au-delà de l’autonomisation économique, cette implication dans la fabrication améliore leur statut social, leur confiance et leurs capacités de prise de décision.

Un savoir-faire qui ne se délocalise pas

Le tissage de la fibre de coco est indissociable du Kerala. C'est là que se trouvent les matières premières, les traditions, les gestes transmis depuis des générations, et les communautés qui en vivent.
Le tissage de la fibre de coco est indissociable du Kerala. C’est là que se trouvent les matières premières, les traditions, les gestes transmis depuis des générations, et les communautés qui en vivent. Vouloir reproduire ce savoir-faire ailleurs, ce serait appauvrir ceux qui le détiennent – et trahir l’essence même de ce qui fait la valeur d’une ombrière coco. Chaque toile tendue au-dessus d’une terrasse française porte en elle l’histoire de ces communautés, de ce territoire, de cette fibre dorée. Et c’est précisément ce qui la rend irremplaçable.

Un partenariat qui va dans les deux sens

Aujourd'hui, les Ombrières de Provence travaillent toujours avec les mêmes partenaires. Pas par habitude - par choix.
Leur collaboration est ancrée dans des relations humaines solides, dans une compréhension réciproque des réalités de chaque côté, et dans la conviction que la qualité d’un produit commence par la qualité des liens qui le produisent.
L’ombrière, qu’elle soit toile ou voile coco, c’est ça aussi : une fibre tendue entre deux mondes, prête à tisser l’avenir.

Les Ombrières de Provence – artisanes de l’ombrage naturel, depuis la Provence jusqu’au Kerala.

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